Chirugie de la hanche


Prothèse de hanche



Hanche

Prothèse de hanche

Cette intervention est précédée d'une consultation cardiologique, d'une consultation pré-anesthésique d'une prise de sang, d'un examen des urines et d'une consultation dentaire (si nécessaire) pour éliminer tout problème infectieux. Un bilan radiographique sera effectué également lors de la pré-anesthésie sur le Clinique Jeanne d'Arc pour obtenir des mesures précises pré-opératoires.
L'intervention se déroule habituellement sous anesthésie générale et dure 1h30.

L'hospitalisation concernant cette intervention est de 5 à 7 jours avec un retour à domicile possible, sinon un séjour en convalescence pendant quelques semaines en attendant de retrouver des forces (surtout pour les personnes âgées).

J'utilise une mini voie postéro externe qui m'a permis de réduire le traumatisme des parties molles mais également des muscles, préservant ainsi au maximum, tout ce qui peut l'être et suturant en fin d'intervention la capsule articulaire.
Ainsi la récupération fonctionnelle est plus rapide et les risques de luxation sont quasi nuls.

Prothèse totale de hanche

Nous entendons, actuellement beaucoup parler de la chirurgie par mini voie d'abord antérieure ou postérieure ; les adeptes de l'une ou de l'autre, défendant la voie pour laquelle ils ont opté.
Ce qui est très important à mon avis, c'est la parfaite maîtrise de la voie d'abord utilisée qu'elle soit antérieure ou postérieure et ceci nécessite un long apprentissage.
La bonne voie est donc celle que l'on connaît bien et que l'on a appris à maîtriser.

J'utilise deux types de concepts :

  • l'implant non cimenté sur le cotyle, non cimenté sur le fémur avec un interface céramique s'adressant aux jeunes patients et pour les moins jeunes, le fémur cimenté dés que l'os est de moins bonne qualité et qu'il y a risque de fracture per ou post-opératoire.
  • le cotyle à double mobilité et l'implant fémoral cimenté pour les patients âgés avec un mauvais capital osseux et musculaire et donc un risque accru de fractures et de luxations.
    En effet cet implant anti-luxation met à l'abri de toute instabilité qui serait liée à une mauvaise qualité des muscles ou à une agitation post-opératoire, ce qui survient fréquemment chez les patients de plus de 75 ans.
Cotyle non cimenté céramique
Cotyle non cimenté en céramique
PTH avec interface céramique
PTH avec interface céramique
Cotyle double mobilité
Cotyle à double mobilité

Les suites opératoires sont habituellement simples avec une surveillance en soins intensifs pendant 48 heures pendant lesquelles des perfusions vous seront posées régulièrement, de même que vous pourrez utiliser de la morphine à la pompe avec une surveillance sous scope.

Le lendemain de l'intervention vous pourrez aller au fauteuil et deux jours plus tard les redons seront retirés et vous pourrez marcher avec un déambulateur puis avec des cannes anglaises, le tout encadré par un kinésithérapeute. Ce dernier vous permettra de retrouver une autonomie à la marche, à la montée et descente d'escaliers avant votre sortie.

Un bilan radiographique de contrôle et une échographie doppler seront réalisés avant la sortie pour dépister tout problème avant votre départ.

Vous bénéficierez d'une contention par bas à varices pour six semaines à dater de l'intervention et d'une prévention par Héparine pour éviter toute phlébite ou embolie pulmonaire.
Les soins infirmiers seront poursuivis à domicile de même que la rééducation.
Vous serez revu en contrôle à six semaines par de votre chirurgien.

Les complications les plus fréquentes : sont les phlébites et/ou les embolies pulmonaires qui peuvent survenir même sous traitement prophylactique.
Il faudra toujours garder en mémoire, bien sûr, le risque de surinfection qui est possible, même plusieurs années après la chirurgie, notamment à partir d'un foyer infectieux urinaire, digestif, cutané ou dentaire qu'il faudra prendre en charge de manière énergique.

Les luxations de prothèses, dans ma pratique, sont exceptionnelles compte tenu du soin que j'apporte aux bons réglages de la tension musculaire et de l'orientation des pièces prothétiques.
Si toutefois, elle survenait, il faudrait effectuer une réduction sous anesthésie générale après transfert par les pompiers, ce qui n'aurait pas forcément de conséquence fonctionnelle sur le long terme. Ce n'est qu'en cas de récidive régulière qu'une chirurgie de reprise devra être envisagée.

Habituellement la longueur des membres est respectée mais quelques fois le membre inférieur sera allongé d'au maximum 5 à 10 mm car certains patients présentent un col fémoral court par rapport à l'implant qui lui est standardisé.
La recoupe du col fémoral ne pourra être faite trop basse au risque d'occasionner une fracture à la mise en charge et il faudra donc accepter le compromis d'une longueur légèrement supérieure à la normale avec une tige implantée à bonne hauteur et sans instabilité résiduelle car les recoupes trop basses du col exposent également au risque de luxation.
Cet excès de longueur sera normalement compensé par le bassin qui basculera vers le côté contro-latéral et normalement, cette inégalité de longueur n'est plus ressentie après six mois d'évolution. Dans le cas contraire, une talonnette pourra être prescrite en attendant une éventuelle chirurgie du côté contro-latéral.

Radio prothèse totale de hanche

La durée de vie d'un implant prothétique est supérieure à 15 ans aujourd'hui chez les jeunes, la mise en place d'un implant non cimenté, réhabitable, avec interface céramique laisse espérer une durée de vie encore bien supérieure.

La chirurgie de reprise prothétique est régulièrement pratiquée notamment sur des implants mis en place il y a plus de 10-15 ans alors que l'on utilisait, en ces temps, un interface métal-polyéthylène qui occasionnait des débris d'usure et un descellement de la pièce fémorale et/ou cotyloïdienne.
Cette chirurgie de reprise est effectuée idéalement par des implants non cimentés pour le fémur et le cotyle mais ceci n'est pas toujours possible notamment chez les personnes âgées où des interventions plus simples et moins hémorragiques seront réalisées avec notamment changement d'une seule des deux parties et stabilisation du fémur par du ciment.
Ce type de chirurgie est effectué au cas par cas en fonction de l'âge du patient, des dégâts osseux, musculaires et du nombre d'interventions préalables.

Elle nécessite un matériel spécifique qui sera commandé spécialement.



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